Le loup sourit-il au troupeau ?
Les ex-dirigeants de l’ex-Front islamique du salut (FIS) semblent plus que jamais déterminés à faire entendre leur voix. La montée de la mouvance islamiste dans les pays arabes, notamment en Afrique du Nord, suite à leur victoire aux élections qui se sont tenues, entre autres, en Tunisie, en Egypte et au Maroc, est, peut-on, dire, un brin d’espoir jusque-là inespéré. En Algérie, bien que ces islamistes font profil bas, ne manifestant pas réellement leur intention, du moins pour l’heure, les ex-dirigeants du FIS affichent leur volonté de monter au créneau et ne décolèrent pas suite à la nouvelle loi sur les partis, votée dernièrement, qui les exclut entièrement de la vie politique.
Ces ex-dirigeants, qui vraisemblablement, tentent par tous les moyens de raviver l’activité politique dont on (le gouvernement) les exclut, ont annoncé leur intention de saisir les instances internationales pour, a-t-on compris, « faire valoir leur droit ». C’est pourquoi ils ont publié un mémorandum dans lequel ils dénoncent le nouveau texte de loi.
Ce qu’il faut savoir, aujourd’hui, c’est qu’il y a des lignes rouges qui se tracent d’elles-mêmes en termes de démocratie. C’est-à-dire que le concept de la démocratie, tel que prêché par ces personnes, est une sorte de panier où l’on peut tendre la main et se servir en prenant le fruit que l’on veut. En d’autres termes, ils mettent en avant l’argument de la démocratie pour arriver à leurs fins, à savoir, revenir dans la scène politico-social d’un pays qui a baigné durant plus de vingt ans dans le terrorisme.
D’analyser ou de prédire ce qu’il en adviendra de ce sujet est encore prématuré, néanmoins, une chose est certaine, le loup ne sourit jamais au troupeau de moutons. S’il ouvre sa bouche, montre ses dents, c’est que le sort de ce troupeau est scellé. Le berger n’a qu’à rester sur ses gardes.
L’avenir nous en dira un peu plus à ce propos !
Massinissa Benlakehal
Journaliste