Prétendue « révolte du 17 Septembre en Algérie »

Un samedi comme les autres

Par Massinissa Benlakehal

Depuis le début des révoltes arabes, l’Algérie se trouve être pointée du doigt. L’opinion internationale continue, aujourd’hui encore, à s’interroger si cette fièvre du printemps arabe se propagerait en Algérie. Contre toute attente, la déception semble avoir gagné sur l’optimisme de ceux qui croyaient tirer profit d’une quelconque révolte en Algérie. Ce qu’il faut savoir, par contre, est que l’Algérie est un cas d’exception, ayant survécu à vingt années de terrorisme, qui, après l’avoir plongée dans un bain de sang, tente encore, tant bien que mal, de se remettre sur les rails d’un monde en continuel changement. Le peuple, lui, en connaît quelque chose au goût de sang et n’est pas partant pour y replonger. Après les multiples appels lancés sur le réseau social Facebook, les pages créées à cet égard, par des «inconnus», qui, depuis près de deux mois, croyaient voir l’Algérie s’enflammer, le jour «J», les a pris à contre-pied. La mayonnaise n’a pas pris.

Au grand dam de tous, conspirateurs ou inconnus ayant appelé à ce mouvement de protestation et de soulèvement imaginaire, l’Algérien n’est pas un mordu des révoltes, du moins pas pour l’instant. Dans son dernier numéro de juillet dernier, la revue de l’Institut de prospective économique du monde méditerranéen (Ipemed), a indiqué que l’Algérie comptait, début 2011, pas moins de 1,6 million utilisateurs Facebook, ce qui représente à peine 4,6% de la population. L’Algérie figure en huitième place dans la liste des pays arabes en termes de nombre d’utilisateurs de Facebook rapporté au nombre total de la population. Certains médias occidentaux mais aussi en Tunisie, en jugeant ces chiffres représentant un faible taux, se sont interrogés si cela ne renseignait pas sur le manque de réactivité des Algériens face aux appels des révoltes numériques. Tandis que les derniers chiffres publiés sur un site Internet «socialbakers.com», spécialisé dans les statistiques des médias sociaux, font état de 2,5 millions de Facebookeurs, en Algérie. Toutefois, cela renseigne également sur le faible intérêt de la population algérienne pour les médias sociaux.

Il faut savoir que ces dernières semaines, les appels lancés sur le réseau social ont laissé place à la propagation de fausses rumeurs et suscité des interrogations au sein de la population. Celle-ci se demandait, jusqu’à encore vendredi soir, ce qui allait se passer à Alger. Le samedi venu, rien ne s’est produit ; pas une escarmouche. La journée a plutôt connu son calme habituel. Le seul changement remarqué, néanmoins, a été le nombre de renforts de policiers déployés sur les principales artères et autres rues de la capitale. Mais sans pour autant semer la zizanie chez la population.

 

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Twitter picture

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.